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  • Alain J Richard

    Alain J RichardAlain J RichardAlain J Richard

     

    Présentation

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    Battements de corps

    « Dans le parcours d’Alain J. Richard, exceptées quelques traversées apaisantes au pays du Beau, la frontalité expressionniste trace une route au scalpel, chirurgie plastique du peintre qui taille dans le vif des sujets. Il a peint en série des êtres cloîtrés au pied des murs, des gueules de mendiants sans ménagement, sans arrangement, et puis ces écorchés, ces danseurs-marcheurs, ces christs païens que des harnais maintiennent provisoirement en mouvement, en vie : Qui conduit la machine à broyer ? Comment purger les angoisses ?

    La confrontation est brutale, à hauteur d'homme, nos yeux dans ces yeux qui ne sont plus mais qui nous interpellent sur notre capacité à recevoir, à percevoir. Pas d'échappatoire, les corps nous assiègent. Au ventre un trou nous happe, les viscères ont disparu. Béant. «Les tripes, ça ne m'intéresse pas » dit Alain. Derrière, c'est l'ailleurs qui ouvre un ciel en nous, ciel d'ombres brûlées aux essences d'Amsterdam. Et puis les mains, ces mains arthritiques, présentes, dont on ne se défait pas. Sont-elles là pour mieux nous saisir ? Nous saisir d'effroi ? Nous emmener au ciel ? Qui s’ouvre ici bas.

    Bouches aux cris muets, sexes mous des hommes, absence voulue des femmes…, les os sont fracture, chorégraphie brisée, danse macabre des corps glabres. Un bleu très léger, subtil, presque évanescent sourd des tableaux. Quel bleu ? « Un bleu » glisse Alain laconique. L’atelier du peintre est semé de tous ses secrets cachés dans la part sombre qu’il ne peut dire. Aurait-il donc inventé le bleu de l'âme ? »

    Eric Bonneau.

    le site internet d'Alain J Richard

  • Teo Andreani

    Teo AndreaniTeo AndreaniTeo Andreani

     

    Présentation

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    Une biographie en synthèse

    Teo Andreani est né à Sofia en Bulgarie en 1939. De famille italienne il a vécu et étudié à Milan, jusqu'en 1985 quand il a déménagé à Paris ; il a également peint à Londres, au Mexique, à Marseille. Depuis 1993 il passe plusieurs mois par an à Amsterdam, car marié à une artiste hollandaise. Il a également un atelier en Dordogne, où le couple passe plusieurs mois par an. « J'ai passé pas mal de ma vie en voyageant et je n'appartient donc à aucune culture particulière » dit il.

    D'une famille d'artistes, il a découvert vers 20 ans que la peinture lui convient plus que la musique qu'il avait étudié depuis l'enfance. Toutefois, dans sa recherche en peinture on retrouve les concepts de temps, de rythme, d'émotions qui sont fondamentaux en musique.

    A côté de son activité artistique, jamais interrompue, il a travaillé « pour une rétribution moins aléatoire », en recherche biomédicale comme spécialiste en qualité de l'information. Aujourd'hui il ne voit plus d'incohérence schizophrénique entre ces deux mondes, ces deux activités si différents : le sentier conducteur de toute sa vie a été « la quête de l'expérience authentique de vérité et de beauté ».

    Teo Andreani a produit 1600 oeuvres environ, et expose depuis 1985. Ses peintures se trouvent chez une quarantaine de collectionneurs, dans six pays.

    Technique

    Teo Andreani se définit comme peintre abstrait, sans se rallier à un groupe. Il a toujours expérimenté plusieurs techniques et leurs mélanges. Ces dernières année, il peint une toile de taille moyenne ou grande (120 x 150 cm par expl), en développant une idée émotionnelle et, en même temps il improvise plusieurs

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  • Francis Vloebergs 2010

    Francis Vloebergs - Livres 12Francis Vloebergs - Livres 24

     

    Présentation

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    LE LIVRE EST UN OBJET ! DECLINAISONS...

    Sans doute, à la réflexion, dois-je redouter la blancheur peu inspirante de la toile apprêtée. D'où le besoin de récupérer des objets de rebut, des matériaux usagés, qui me procurent un support et une émotion utilisables d'emblée, et qui traduisent parfaitement l'usure, l'expression du temps qui passe.

    C'est ainsi que mon premier acte créatif réside dans le ramassage sélectif, dans le choix de l'objet récupéré, qui sera assimilé et intégré dans une future composition. Ce qui importe est la prégnance de l'objet qui préexiste à mon intervention.

    Les matériaux récupérés représentent à la fois tout un univers, toute une histoire, tout un passé. La main de l'homme les a utilisés, ensuite laissés pour compte. Moi, je tente de les anoblir.

    L'idée de sacraliser en quelque sorte le rebut me séduit. Cartons, plâtres, papiers peints, roofings, ardoises... me procurent par le biais de leurs formes, couleurs, textures, grains et pliures un fabuleux potentiel sensible et poétique. De plus, lorsqu'ils sont détournés de leur statut originel, les objets récupérés deviennent un précieux équivalent plastique apportant une esthétique imprévue et insolite.

    Depuis peu mon intérêt s'est porté sur les vieux livres. Je rassure de suite les amoureux de ces précieux objets : je n'ai eu aucun scrupule à les désosser complètement, tellement ils étaient détériorés, au point d'être devenus illisibles.

    Jai cependant ressenti en moi un sentiment très particulier lors du débrochage de ces livres, très différent de celui qui est le mien lors de l'utilisation de substances plus rudes. Il s'est produit alors une prise de conscience d'un recours à un matériau beaucoup plus noble, porteur souvent d'un passé remarquable, qui a raconté toute une histoire, et apporté l'imaginaire.

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  • Joe Neill

    Cosmosis Three (2000)Private Places six

     

    Présentation

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    Parfois dans la réalité quotidienne on peut être saisi par le sentiment étrange de se trouver dans un autre monde. Ce qui est réel ne paraît pas comme tel et à l’inverse une illusion peut figurer la réalité. Certains spectacles semblent irréels et un effet d’optique peut par exemple modifier la perception que nous avons du paysage qui nous entoure quotidiennement.
    Mon travail se situe au cœur de ce paradoxe. Il traite l’espace comme s’il était réel mais c’est en fait un artifice. C’est un monde qui s ‘appuie sur la charpente de la réalité pour voir l’espace autrement. Un monde imaginaire que j’invente, mais qui coexiste avec la réalité. Un monde parallèle, pour ainsi dire. Il s’agit de percevoir à partir des formes imaginaires de mon travail, les virtualités d’espaces inconnus. C’est une proposition faite au spectateur de regarder au-delà du réel comme Alice de Lewis Carroll ou l‘Orphée de Cocteau à travers le miroir.
    Ces œuvres ressemblent à des architectures qui permettent l’accès à ce monde étrange. Leurs couleurs sont familières. Chaque pièce est soigneusement calculée et mesurée sans différence fondamentale des techniques utilisées pour la conception de voitures, de meubles ou de tout autre objet du quotidien. Chaque œuvre devient le sésame pour voyager dans l’espace au cœur de nouveaux mondes.
    L’interrogation reste en permanence, celle de savoir si l’occasion de cette expérience nouvelle pourra être saisie par celui qui regarde. Aura-t-il le choix d’inter-réagir avec la sculpture, le dessin ou bien de se détourner devant cette « inquiétante étrangeté »?
    Joe Neill, Paris 2010

    Du 8 au 22 mars 2010

  • Christine Rugemer

    Ruines gravéesEchancrure

     

    Présentation

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    " Quand les objets quittent les artistes, ils en deviennent indépendants. Ils n’existent désormais qu’en fonction d’autres regards. Ils sont placés et déplacés dans des lieux qui, eux aussi, vont leur offrir des possibilités différentes de poursuivre leur propre vie.

    Je les photographie dans un environnement, souvent passager, qui leur confère une valeur toute particulière, où s’établissent des relations spécifiques entre l’œuvre, l’espace et le visiteur. Cette image devient ainsi le matériau d’un autre travail – un peu comme un standard de jazz est repris par des musiciens qui le réinterprètent. Un «arrangement», en quelque sorte.
    Les photos de ces œuvres d’art deviennent le sujet d’une peinture où apparaît un acteur important et indépendant : l’écriture.

    Les textes manuscrits, le plus souvent poétiques, entretiennent avec l’image des relations plastiques plutôt que de sens. Ils forment des signes graphiques dont la présence, parfois intrigante, soutient et structure la représentation.

    La couleur, quant à elle, brouille tout à la fois les pistes, ouvre des brèches et soude les éléments.

    Le support le plus fréquent de ce travail est le papier kraft, solide à souhait, comme son nom allemand l’indique, dont la vocation première est l’emballage – et, pourquoi pas, l’emballement. "

     D’origine belge, Christine Rugemer s’est installée en Dordogne en 2002. Historienne d’art et journaliste, elle a renoué avec la peinture – qui fut sa première passion – depuis une quinzaine d’années.

    Du 8 au 22 février 2010

     

    Accrochage

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    accrochage avec clous

     

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