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  • Alain Devise

    Biographie

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    "Le géologue à la dérive"

    Le géologue armé de son petit  marteau à casser la coque de l’apparence travaille d’arrache-pied pour regarder a visage découvert son petit monde.
    Mais il a le sentiment d’être entouré d’art factice, de fabrication pour le paraître, de repères sans conscience et donc sans amour.
    Il a du mal à percevoir la consistance de l’homme, sa vérité, sa force d’amour.

    Aujourd’hui, le géologue, il dérive de poupée gigogne en poupée gigogne.
    Il dérive comme les continents, il flotte dans temps que son petit marteau de chercheur mélancolique laisse de marbre.
    Il a du mal à se reconnaître dans  les strates de la nature humaine qui est bien ce qu’il cherche à comprendre, comme tout le monde. Il aimerait se sentir plus sage.

    Mais  la vie va son train, le geste se libère, le passé s’incarne, l’énergie le pousse.
    Il collectionne de mystérieux  morceaux de roches colorées, mémoires d’étoiles, du ventre de la terre, du vent et de la mer, gardiens du temps.
    De poudre de roches il enduit ses objets en argile, l’alchimie du feu ravive sa flamme, et quelquefois le miracle s’accomplit : il tient une planète refroidie pleine de vie entre les mains.

    Alain Devise

     

  • Anne-Gaelle Burban

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    Biographie

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    Et si peindre, c’était se raconter des histoires ? S’en faire tout un monde ?
         Pour partir à la conquête de ce macrocosme, partir d’un point, toujours.

    D’abord, regarder et questionner l’espace alentour. Avec les yeux embrasser les murs et le vide. Chercher l’obstacle, observer, trouver et dessiner des lignes. Des lignes qui se rencontrent, des rencontres qui font trait.
    Et là, précisément au croisement de la gravité et du flottement, découvrir un truc qui fait écho au point de départ. Ce truc ressemble à une sensation, un état de tension que l’on a envie d’appeler : suspension.
    Ce nom féminin s’observe tous les jours. C’est pourquoi, on emploie volontiers le pluriel.

    Suspensions quotidiennes.
    Comment ça tient ?
    Comment ça tombe ?

    Et déjà, le temps de poser ces deux points d’interrogation, l’instant est passé à autre chose.

    Alors dessiner et laisser s’installer les pigments jusqu’à que cette tension revienne.
    Les toiles qui reçoivent ces graines de lumière sont comme des terrains de jeux.

    Et puis arrive la couleur et sa lumière qui gratte, découpe et assiège des zones muettes afin de retrouver la suspension du jour.

    AGB, août 2007

     

  • Bernadette Chambord

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    BIOGRAPHIE

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    Née à Bruges (Belgique) en 1955

    Bernadette CHAMBORD habite Sarlat depuis plus d’une vingtaine d’années. Licenciée en histoire et histoire de l’art (Université de Louvain), elle a suivi les cours des Beaux-Arts à Paris.

    Elle a effectué de nombreux voyages en Asie, au Mexique, en Egypte qui lui ont permis d’étendre ses recherches sur la couleur de 1979 à 1982.

    De Paris,elle a choisi de vivre depuis une vingtaine d’années, dans le Périgord,à 6 kms de Sarlat dans un havre de verdure.
    Sa vie s’organise autour son travail de création dans l’atelier et ses interventions auprès d’enfants, d’adultes en milieu scolaire, associatif ou évènementiel.

    L’été, Bernadette Chambord reçoit dans son atelier, où des amateurs d’art
    des quatre coins du monde côtoient ceux qui viennent se reposer dans une partie de sa maison, arrangée en chambre d’hôte-studio.

     

    Expositions

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    Principales expositions personnelles

    2004    Galerie Bouscayrol Bordeaux
                Galerie André Malraux - Sarlat
    2003    Art Gallery Charlotte Van Lorreinen Tervuren Bruxelles
    1998    Maison La Boëtie Sarlat
    1997    Artothèque - Périgueux
    1996    Galerie Tanagra Le Bugue - France
    1995    Espace Louis Delluc Sarlat
    1994    Galerie Tanagra Le Bugue France
    1993    Galerie Vivre l’Art Lille
    1991    Galerie Kaya Bruxelles

     

    Principales expositions collectives

    2008    Salon Sélection XXI  -  Bruxelles
    2007    Salon les Hivernales Sarlat
    2004    Salon les Hivernales Sarlat
    2003    Galerie le 5 Ribérac
    2002    Galerie La Capitale Paris
    2001    Portes Ouvertes Ateliers en Quercy Podacq

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  • Nathalie Cosson

    Sur la grève I Entrer dans cette valléePaysage éphémère

     

    Propos sur une improbable démarche artistique… ou l’expérience de la création.

    A la question posée : quelle « démarche artistique », il m’a toujours été impossible de répondre; parler d’expérience me semble plus approprié si l’on s’attache aux racines latines du mot : experientia « épreuve, essai, tentative » et « expérience acquise, pratique », dérivé de experire « faire l’essai de » ; perire se rattache à le racine per- « aller de l’avant, pénétrer dedans ». Alors oui, c’est dans cette acception que l’on peut parler d’expérience artistique.

     

    A propos de l’écriture comme présupposé ou continuité du travail pictural.

    A l’origine était le verbe… depuis toujours, écriture et création picturale ont cohabité, s’interpénétrant sans doute, se faisant écho sûrement, se renvoyant l’une l’autre leur incapacité à dire, à montrer, à discerner ; longtemps l’écriture à été prédominante, comme s’il fallait, avant tout, trouver les mots qui feraient sens, décrypteraient et dévoileraient, comme si la compréhension était un préalable à la création ; au fil des années, à force de questions et de recherches, une cohérence a émergé, quelque chose d’acceptable par l’esprit, tellement acceptable que les mots se sont taris, ouvrant une brèche qu’il allait falloir explorer jusqu’au fond parce que sûrement quelque chose existait au-delà, quelque chose qui justement avait bien plus à voir avec le silence qu’avec la parole, bien plus avec l’instant qu’avec la recherche d’un sens, bien plus avec le souffle qu’avec le raisonnement… De ce passage silencieux a surgi quelque chose de totalement neuf ; cette confrontation à l’inconnu jusque dans la technique utilisée, ( encre de chine, abandon presque total de la couleur, résurgence de quelques éléments figuratifs…) était l’émergence de ce qui travaillait au plus profond ; il s’agissait alors de laisser l’invisible résonner et s’exprimer avec le visible et dans le visible, d’oublier jusqu’à sa présence pour trouver autre chose…
    L’acte créateur n’est rien d’autre qu’un incessant questionnement par

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  • Claudie Lenzi

    Claudie lisant ses poèmes, une main sur la hanche

    Claudie en démo

    Poète et Artiste Plasticienne Otorigène

    Assembleuse de mots et de matériaux, nomadise entre Poésies et Arts Plastiques.
    Ses objets comme ses textes nous communiquent la fragilité et l'éphémère de nos perceptions quotidiennes d'humain qui pense, entend, parle et agit...à la dérive...
    Depuis 1988, expose, écrit, lit, forme, performe, organise et publie en France et en Europe.

    Claudie Lenzi a créé le terme Otorigène pour désigner la peuplade malentendante à laquelle elle appartient, une peuplade qui vit entre bruit et silence où se profile la ligne du malentendu ...

    Tout son travail consiste à trouver des correspondances et des passerelles entre :
       - les paroles qu'elle entend
       - la poésie qu'elle écrit
       - les images et les objets qu'elle fabrique

     En poésies

    Affectionne particulièrement les dérapages sur la langue.
    Aime écrire comme ça parle.
    Ecrit souvent comme elle entend c'est-à-dire à peu-près.
    Se meut à l'aise dans les troubles sonores du langage.
    Adore quand ça se répète, se répète, se répète .
    Utilise au cours de ses lectures actions des moyens plastiques qui visent à mettre en difficulté l'écoute du texte lu et ceci afin de témoigner des difficultés de la langue.

    En arts plastiques

    Les objets qu'elle fabrique et qu'elle nomme les "Machines à Lire", sont des sortes de palimpsestes visuels de plexi, de métal et de lumière. Ses Machines à Lire habitent l'univers de l'Entre-deux : entre image d'écriture et objet.
    Les Machines à Lire" de Claudie Lenzi se présentent comme des métaphores de la mémoire et de la parole dans notre civilisation, faites toutes trois d'inscriptions permanentes et d'effacements successifs.
    Dans ses Machines sont imprimées des images d'écriture estampées ou gravées qui jouent à cache-cache avec le sens grâce au mouvement et à la lumière.

    Les Machines à Lire de Claudie Lenzi compensent et reconstruisent du

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