Bob Cougar


Bob CougarBob Cougar, cliquez pour voir l'image en grandBob Cougar

 

Présentation

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Mon idée en gros

Je ne m'apparentes pas à un courant artistique en particulier par nécessité et par hasard.

Pour la nécessité... je ne peux faire de l'art si je cherche à me conformer à un regard extérieur chargé de valeurs et de critères, auxquels je serait tenté de donner trop d'importance... Ah le regard des autres, cette chère Méduse a fait des adeptes, et continue à pétrifier les jeunes esprits depuis des générations. Bref, je risquerais de m'enfermer dans des attendus au départ extérieurs auxquels je donnerais moi trop d'importance (trad : de la merde et du médiocre et je ne pourrais m'en plaindre qu'à moi).

Pour le hasard... bin c'est comme ça et c'est tout... Il le faut bien car je réalises mes petites choses, mes images grâces à des espaces de création libre dans mon atelier, où je suis en capacité de laisser ces images affleurer à l'épiderme du conscient et se lier aux supports que je découvre en laissant errer ma main dans mes vieux coffres à jouets, dans les caisses de plastiques usées des vides greniers, dans ma poubelle, dans mon sac à chaussettes (j'ai un sac à chaussette).

Je me sens proche de l'art Cru, car au départ ces images « font » sublimation. Je projette hors de moi ces images d'un moi que je transforme, que je récupère et sublime en en faisant un autre merveilleux, monstrueux (ce que je veux « monstrer » aux autres)... BOB COUGAR apparaît au détour d'une impression numérique et d'une déchirure à la page d'un vieux comics de Spiderman.

Il sera toujours question de souvenirs, de moi, ma vie, mais une vie inconsciente et riche comme la vôtre surement, et d'une vie inconsciente que je crois percevoir du collectif humain qui m'entoure (cultures populaires, séries B, films, histoires, contes et légendes...). Et comme se souvenir, c'est aussi penser à soi, ou aux autres à travers soi, je construis, joue, refais et défait une identité...

Hé c'est pas censé être simple, là, c'est censé être différent, sinon ça a quel sens de faire de l'art...

Et si je vous parlais de technique?
Parce qu'après faudrait que je vous parle de Bob Cougar, et il va commencer à se faire tard.

La source du travail peut-être un objet qui fait écho (mémoire collective ou individuelle), ou mon corps que je mets en scène, déguisé bien sûr. Et je prend le tout en photo et zou! À la Batcave, Robin! Je retravailles le tout sur PC!

Je mélange et découpe mes images sur un ordinateur... l'ère du virtuel... Je dois apprécier de travailler avec cet « écran » entre moi et ces images qui sortent de moi. A penser...

La question du support est bien sûr centrale, c'est ce qui conditionne la valeur et la portée de l'image, ainsi que le cadre... car avec un cadre « suffisamment bon » (hé, Winnicot, ça biche ?), tout est permis. Une fois dans le cadre, la liberté est totale.

Et puis, Bob...

Une sorte de clone débile de Chuck Norris, Boris Karloff et le costumier du Rocky Horror Picture Show... Il a l'air américain, mais c'est parce que j'en ai biberonné de la série B à l'américaine durant ma jeunesse moi je vous le dis !

Si ce personnage est apparu dès mes premiers travaux, c'est pour faire écran entre moi et ceux qui pouvaient voir mon travail dans la rue (non c'est pas du street-art, merde, c'est de l'affichage artistique libre, t'as qu'à voir Ernest Pignon Ernest et Blek le rat...). A la fois par une sorte de modestie inquiète et coupable, à la fois par souci de ne pas me prendre au sérieux... Il est devenu création artistique. Il est le média qui me permet de travailler, le centre de mon processus de création. Je passe à travers lui pour me transformer, jouer de mon image et m'en inventer d'autres.

De plus en plus, je me suis rendu compte de l'implication réelle de cette double identité. Il ne s'agit pas de pseudo... mais d'un alter ego magnifique !

Il est tout autant ce qui me fascine, m'attire que ce qui m'effraie et me révulse. Il est mégalo et fragile, il a un regard dévorant, persécuteur de zombi stupide et violent, c'est un génie, un Artaud, un Antonin et n'a rien du personnel soignant. Mon petit Lucifer perso, mon porteur de lumière. Il est l'Étranger, l'Autre que je ne comprends pas mais qui n'est pas extérieur à moi, celui que notre société nous enjoindrait à rejetter, à détruire et à reconduire à la frontière, mais celui qui prend racine dans notre esprit, tout autant désiré que rejeté.

Fantomas est le reflet de son créateur, de ses envies de subversions, d'échapper au pouvoir en place, d'agir dans une liberté totale, de ne pas succomber à la frustration... mais il est aussi le Loup terrible du conte et ses mâchoires sont aiguisées à la meule de la réalité.

Un pote de Bob, ils viennent du même endroit.

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Bob Cougar

Bob est en fait éducateur spécialisé, aussi artiste, mais bon...

Il a commencé à coller ses images de lui-même transformé, transfiguré (sublimé peut-être pour lutter contre un complexe obscur) sur le support cru des rues (Périgueux, Thenon, Bordeaux, etc.). Il s'agissait alors de créer les personnages d'une histoire que les passants pourraient se raconter.

Il cherche alors à faire parler de son personnage de Bob Cougar : fou sublime, génial et ridicule... Dans les journaux locaux, à la radio, sur le mur, il essaye de le faire exister. Au départ par envie de rire, et plaisir de partager son jeu.

Plusieurs campagnes d'affichage se succèdent, puis un évènement à Thenon où il pousse le vice jusqu'à interpréter le personnage de BOB COUGAR avec le soutien amicale d'artistes locaux (meurci Vincent et Thenon c'était TROP bien).

Les commentaires amusés des passants et la révélation que « vos personnages paraissent plus vrais et expressifs que les vrais gens » ont commencé à lui faire entrevoir des pistes de travail particulières et plus intimes.

Lors d'une campagne d'affichage... une de ses affiches est arrachée. D'habitude cela fait partie des règles du jeu et cela n'entraine pas de conséquences. Si il s'autorise à coller sur les murs, les passants peuvent et doivent réagir (arracher, recoller, dessiner dessus), c'est un attendu.

Mais là, le sujet (des immigrés sans papier poursuivi par des corbeaux menaçants, qui évoquent une partie pourtant lointaine de son histoire familiale, enfin pas si lointaine) le touche personnellement.

Il travaille alors en atelier avec de plus petites formes, pour rendre compte d'un travail plus centré sur lui, et pourtant dans l'idée de faire lien avec les autres.

Il n'y a pas grand chose d'autres à raconter.
Il a fait mollement un peu de BD, mais dans le fanzine qu'il a auto-édité alors ça compte pas
(et puis des bulles dans des cases dans des cadres dans des planches, ça fait un peu trop carré).

Et pi c'est sa première expo alors bon on va pas faire venir les stripteaseuses.

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